Restitution à Champagnac-la-Rivière, c’était du 14 au 16 novembre 2025
En ce week-end de novembre nous sommes de retour à Champagnac-la-Rivière pour notre troisième temps de restitution. Au menu : installation d’une exposition de partage de l’expérience, installation de l’orchestre et répétition… accueil du public pour une soirée animée dont le clou du spectacle sont les goguettes, et dimanche un brunch de débrief’ avec le groupe local, rangement et trajet retour !
Le tract est toujours au rendez-vous et le soleil ainsi que l’hébergement au Souffle Vert à Cussac (chambre et café-tabac-presse tout confort à 7 kms) est un super soutien ! L’automne illumine ce petit coin du Parc du Périgord-Limousin. Nous découvrons la salle mise en beauté par Thierry et Françoise, avec une pergolas estivale et toute verdoyante qui habite le centre de l’espace… une nouvelle salle des fêtes une fois de plus ! Lumières tamisées et ambiance chaleureuse toudoux, on se sentirait presque à la maison !
Ici, à Champagnac-la-Rivière, lors de la résidence nous avions passer notre samedi soir à échanger des lectures de textes et Coco en particulier, en avait amené beaucoup que nous n’avions pas pu partagé dont celui-ci qui pourrait à lui seule nous faire revivre les espaces traversés ensemble durant la résidence :
Chats de partout de Henry Monnier
Je suis le chat de cimetière,
De terrain vague et de gouttière,
De haute-Égypte et du ruisseau
Je suis venu de saut en saut.
Je suis le chat qui se prélasse
A l’instant où le soleil passe,
Dans vos jardins et dans vos cours
Sans avoir patte de velours.
Je suis le chat de l’infortune,
Le trublion du clair de lune
Qui vous réveille dans la nuit
Au beau milieu de vos ennuis.
Je suis le chat des maléfices
Condamné par le Saint-Office ;
J’évoque la superstition
Qui cause vos malédictions.
Je suis le chat qui déambule
Dans vos couloirs de vestibules,
Et qui fait ses petits besoins
Sous la porte cochère du coin.
Je suis le félin bas de gamme,
La bonne action des vieilles dames
Qui me prodiguent le ron-ron
Sans souci du qu’en dira-t-on.
Épargnez moi par vos prières
Le châtiment de la fourrière
Où finissent vos émigrés
Sans demeure et sans pedigree.
Également, pour penser l’habitabilité, comment (re)lire le passé ?
Nous retenons en ce sens deux notions des balades à Champagnac qui questionnent la rétro-innovation possible. Comment le passé peut nous donner à inventer le futur ? On ne parle bien sûr pas de retour en arrière, mais d’inspiration. Ici il s’agit :
de (re)penser les lisières : fût le temps d’un aménagement en escargot, donc le centre était le bourg, vers des couronnes où l’humain est moins présent (en termes d’habitat comme d’activité) ;
de penser des multi-activités partielles : la combinaison de proto-industries et travail agricole a permis une forme de « résistance » à l’exode rural du Périgord-Limousin.
Cette question se pose aussi pour des besoins plus physiologiques, dans l’utilisation de l’eau, la production alimentaire, les besoins sanitaires (les fameuses toilettes sèches entre autres).

Nous avons partagé deux ressources pour aller plus loin :
De nouvelles ruralités en projet, un travail en Ateliers Hors les Murs de la promotion 2023 du Master Architecture, Villes & Territoire de l’ENS Architecture Nancy. Ce travail a été réalisé à Mareuil en Périgord. La partie 3, dans laquelle il est question des lisières et de la retro-innovation est à retrouver ne ligne ici !
Un conseil de lecture pour une approche sensible et poétique du cours d’eau : Histoire d’un ruisseau d’Élisée Reclus, 1869, notamment le chapitre 1 La source, et le chapitre 7 Les fontaines de la vallée.
+ à retrouver sur France Culture dans Sciences Chrono : Quel portrait de la nature surgit-il dans ce texte ? Et quels échos en demeurent-ils dans l’écologie d’aujourd’hui ?
Résumé en images :
Brunch de débrief’ dimanche matin…


Deux autres références associées :

Extrait de la lettre ouverte rédigée par l’association Rura (ex-Chemins d’avenirs) à l’attention de Michel Barnier (alors Premier Ministre) en novembre 2024. À lire en intégralité ici
Lumir Lapray et son ouvrage « Ces gens-là, Plongée dans cette France qui pourrait tout faire basculer » publié en septembre 2025 chez Payot.
à retrouver sur son blog PLOUC POWER où elle en partage d’ailleurs l’extrait : « Retour à l’usine – faut bien grailler !«





































































