Texte de Goguette : deux contributions tout droit venues de Saint-Sauveur-en-Rue !
Vous vous souvenez ? Les Goguettes… ont choisi un air connu et on ré-écrit les paroles !
L’air connu c’est : Éducation sentimentale de Maxime le Forestier.
Le texte d’Hélène :
Un peu d’altitude
De la plénitude
De nombreux sapins
Ce petit village
Après bien des virages
Vous ouvre cité
Pâtures et nature
C’est sa signature
Du soir au matin
Champêtre et rural
Bucolique et calme
J’appris à l’aimer
Et par les collines
Chemins et charmilles
Je vais à vélo
Là où prédominent
Des senteurs subtiles
Je verrai bientôt
Troupeaux et cultures
Là tout en bordure
De la via Fluvia
De ce coin nature
J’en ferai pour sûr
Mon panorama
J’y planterai sans peine
Les graines incertaines
De nouveaux espoirs
Et on imagine
Que j’y enracine
De beaux lendemains
Un lieu pittoresque
Terroir ancestral
Passé seigneurial
Voici pour promesse
Le procès-verbal
De Bourg-Argental
L’air connu c’est : Le p’tit bonheur de Félix Leclerc
Le texte de Joëlle : La D22
Août était tout en bleu quand nous sommes arrivés,
j’en croyais pas mes yeux, devant tant de beauté,
not’maison sur not’dos, on v’nait du bout du monde
tout nous semblait nouveau, pas un nuage à la ronde
Allez enfants, chantez, le soleil brille, la terre est belle
y’a pas une ombre ici, c’est le bonheur aux hirondelles
des forêts, des prairies, l’odeur de l’herbe, le ciel qui s’ouvre,
à partir de La Pras, la D22 qui se découvre
La vallée d’la Déôme, on l’avait jamais vue,
comme elle était jolie ! J’n’en suis pas revenue
ça chantait dans l’auto, une ambiance du tonnerre,
on arrivait enfin, y’avait d’la joie dans l’air
Le village traversé, cartons posés, valises ouvertes,
derrière la maison, un petit pré et à Dieu Berthe,
à peine quelques jours et les voisins nous invitaient
j’ai eu la queue d’cochon, c’était fameux, et quel fumet !
On a passé des neiges, les saisons ont filé,
on s’est fait des amis, les enfants ont kiffé,
l’école a bien changé, maint’nant c’est le Grenier,
un lieu qu’Ali Baba aurait sûrement aimé…
Ça fourmille, ça s’active, c’est plein de vie, tout un village
et même lorsque ça dort, il y’a du vent dans l’paysage,
qui aurait dit hier que le temps passerait si vite
depuis qu’la D22 nous a mené à notre gîte
J’n’ai jamais regretté, je suis même revenue,
mon repos du guerrier, c’est Saint Sauveur en rue
les amis ça m’fait chaud, quand je vois vos sourires,
que j’entends la rivière chanter notre avenir
J’oublie pas ce jour-là, quand les bois de la D22
ont ouvert leurs futaies sur la vallée et que nos yeux,
découvrant ses beautés sous un ciel d’août étourdissant,
se prenaient à rêver avec une tendresse d’enfant…
